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Et si je commençais par une question plus simple : qu’est-ce qui vous fait encore vibrer aujourd’hui ?

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 13 avr.
  • 2 min de lecture

Par Mélody Pepin - journaliste citoyenne


Avouons-le : en ce début de XXIe siècle, jamais l’accès à la production d’images, ni au “spectaculaire” des médias, n’a été aussi facile. Et pourtant… n’avez-vous jamais ressenti une forme de saturation ? De lassitude ? Et si, à force de tout voir, nous ne voyions plus vraiment ? Écrans, réseaux, affichages : la publicité n’a jamais été aussi présente. Les réseaux sociaux, les films, les intelligences artificielles nous plongent dans une surenchère constante d’images : toujours plus impressionnantes, plus lisses, plus parfaites.



Mais plus l’image est parfaite… plus elle devient oubliable. Et donc remplaçable. Dans ce flux, qu’est-ce qui peut encore nous marquer ? Froid, impersonnel, sans histoire : ce flot d’images propres, servi sur un plateau, incarne le produit de consommation par excellence.


À l’inverse, l’artiste, avec ses imperfections, nous rappelle autre chose.

Et si ce qui nous touchait n’était pas ce qui est parfait, mais ce qui est incarné ? Ce qui me ramène à une question vieille comme le monde : qu’est-ce que le beau, au fond ? N’est-ce pas ce qui fait résonner quelque chose que nous portons déjà en nous ? Retrouver le beau, c’est peut-être d’abord changer notre manière de regarder. Dans un quotidien saturé, s’arrêter, lever les yeux vers le ciel, écouter un oiseau.


C’est aussi se confronter à une œuvre qui nous bouleverse : ralentir, pour se reconnecter. C’est, enfin, créer de ses mains, et offrir au monde une part de cette beauté cachée jusqu’au moment où naît l’oeuvre. Votre oeuvre.


Pour en avoir fait l’expérience, ces gestes répétés transforment le quotidien. Le beau, l’incarné, le juste, est peut-être bien plus simple à expérimenter que tout ce que l’on nous vend. Et pourtant, aujourd’hui, voir le beau devient presque une nécessité, afin de rester vivant.


Et si comme moi, vous pouviez trouver du beau même en regardant un mégot… ?


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