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Et si… La vraie question n’était pas l’IA va-t-elle remplacer l’artiste ? mais qu’est-ce qu’un artiste aujourd’hui ?

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • il y a 2 heures
  • 2 min de lecture

Par Mélody Pepin - journaliste citoyenne



Le débat agite aujourd’hui le monde artistique et pédagogique : l’intelligence artificielle inquiète.

Va-t-elle remplacer les artistes ? Rendre inutile le geste créatif ?

Et si la question était ailleurs ? Si l’on regarde en arrière, l’artiste n’a jamais été seulement un exécutant. Des figures comme Leonardo da Vinci incarnaient déjà cette capacité à inventer, observer, expérimenter.



L’artiste a toujours été un visionnaire, capable d’ouvrir des voies. Même les ruptures technologiques ne l’ont pas fait disparaître. L’arrivée de la photographie n’a pas tué la peinture : elle l’a transformée.


Au XXe siècle, cette transformation s’accélère. Avec Marcel Duchamp et ses objets détournés, ou Andy Warhol et la reproduction en série, l’artiste cesse d’être uniquement jugé sur la maîtrise du geste. Le point central devient alors son regard, l’intention, la démarche.


Aujourd’hui, l’IA ne change peut-être pas tant les règles du jeu. En automatisant les tâches, en produisant des images, elle les révèle. Elle peut mettre en difficulté ceux qui reproduisent, déstabiliser les simples exécutants.

Mais elle renforce ceux qui inventent.

Car un artiste ne se résume pas à produire une image : il compose, choisit ce qu’il veut raconter. L’IA ne remplace pas sa vision. Et pour qui a une véritable démarche, l’IA peut alors devenir un assistant redoutablement efficace.

Mais elle ne doit JAMAIS devenir le cœur du processus.

Car se couper de son propre geste, de sa réflexion, c’est se déposséder de ce qui nous rend humains.

Et peut-être qu’autre chose est déjà en train d’émerger dans le brouhaha incessant d’images générées. Le fait-main, avec ses imperfections que laisse la trace humaine, reprennent de la valeur, comme un besoin réel d’originalité.


La musique électronique peut cohabiter avec le son brut d’un guitariste sur scène, tant qu’ils proposent de régaler leur public d’une véritable expérience. Car un artiste ne se définit pas par ce qu’il produit mais par ce qu’il transmet au monde. Il reste un “passeur”.

Alors, aussi provocatrice que puisse être l’idée, peut-être que l’IA ne signe pas la fin de l’artiste, mais qu’elle fait le tri… Et si, finalement, elle ne posait que ces seules vraies questions :

Qui, aujourd’hui, a encore quelque chose à dire ? Et surtout… Qui est encore prêt à être un artiste ?


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