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Et si… Nos habitudes modernes étaient des héritages préhistoriques déguisés ?

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • il y a 22 heures
  • 2 min de lecture

Par Mélody Pepin (journaliste citoyenne)




Serions-nous moins “modernes” que nous le croyons ?

J’écrivais la dernière fois que l’être humain est certainement la première espèce capable de s’extraire des règles du vivant. Il est vrai que plusieurs éléments nous confortent dans l’idée que nous avons définitivement “quitté” la nature : nos villes, nos réseaux sociaux ou encore notre technologie.


Pourtant, sous ces couches de civilisation, beaucoup de nos comportements ressemblent encore à ceux des chasseurs-cueilleurs, des tribus… Et certains sont même biologiquement bien plus anciens.

Voyons donc cette semaine si nos loisirs modernes ne sont pas, au fond, des rituels préhistoriques déguisés.


Je ne peux pas ouvrir ce bal philosophique et un peu piquant sans parler du feu.

Au-delà de la chaleur, de la cuisson ou de la protection qu’il apportait, il devenait pour nos ancêtres un lieu de transmission, où récits et chants prenaient vie.

C’est aussi autour de lui que s’entretenait la cohésion sociale.

Ces fonctions premières sont-elles finalement si différentes de nos réunions autour d’un bon barbecue ? Dans le fond, nous ne nous rassemblons plus autour d’un feu pour survivre… mais peut-être toujours pour nous sentir humains.


Et le sport ?

Le football, par exemple, coche énormément de cases ancestrales : un territoire, deux équipes qui s’affrontent, chacune avec sa stratégie et sa hiérarchie. On se mesure physiquement aux autres. Une sorte de guerre moderne, sans les conséquences de la mort.


La guerre devenue jeu.

Dans les gradins, on se maquille aux couleurs de son équipe favorite, on brandit fièrement ses symboles, on crie, on chante. Et surtout : on partage un rythme commun. Car la musique ou plus précisément le rythme permet de synchroniser les mouvements, les émotions et les comportements. Un mécanisme extrêmement puissant pour souder un groupe.


Les sports d’équipe nourrissent alors ce sentiment du “nous contre eux”, réveillant peut-être un besoin ancestral de cohésion et d’appartenance. Tout cela n’aurait donc vraiment rien de tribal ?


Et si les stades, les concerts et les fêtes modernes étaient finalement les nouveaux feux de camp de l’humanité ?


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