On oublie trop vite ce que pouvait représenter un livre pour un enfant durant la Seconde Guerre mondiale.
Dans ces années où les frontières se refermaient comme des pièges, où les adultes parlaient à demi-mots, où le bruit des événements dépassait la capacité d’un enfant à comprendre, la lecture n’était pas un simple passe-temps : c’était un refuge, une échappée, un corridor secret hors du monde imposé.
LOGOS accueille une nouvelle voix sensible et singulière.
Artiste pluridisciplinaire formée à l’IPAC Design de Genève, Mélody Pépin construit depuis plus de vingt ans des univers où se rencontrent illustration, musique et récit.
Autrice du magazine Les Chroniques du Béryllium, elle développe une approche narrative qui fait dialoguer image et pensée.
Professeure de dessin et engagée dans la création visuelle live au sein d’un groupe musical, elle explore les contrastes de notre époque avec une sensibilité presque mythologique.
Elle rejoint LOGOS pour contribuer à une pensée artistique, incarnée et nuancée.
La pluie tombe sans bruit, ou peut-être est-ce le silence qui tombe avec elle.
Le monde semble lavé de ses couleurs, réduit à l’essentiel : une tuile, un oiseau, une attente.
Perché sur la courbe lisse d’un toît, l’oiseau tient l’équilibre comme on tient une pensée fragile. Une seule patte. Le corps ramassé. Le regard tendu vers l’horizon que nous ne voyons pas.
Gilles Brand, en lançant le média Logos, a fait le pari d’un journalisme différent : un journalisme qui ne cherche ni l’indignation facile, ni la rapidité virale, mais la clarté, la rigueur et le sens. Porté par des valeurs humanistes, convaincu que la lucidité est un acte de courage, il entend offrir un espace où les opinions s’ancrent dans la réflexion plutôt que dans l’émotion.
Cette ambition s’accompagne d’une volonté forte : valoriser les journalistes citoyens en leur offrant un lieu d’expression digne et exigeant. Dans un monde saturé de bruits et d’opinions fugitives, Logos ouvre ses colonnes à celles et ceux qui veulent éclairer plutôt qu’aveugler, partager plutôt qu’imposer. C’est dans cette pluralité, ancrée dans l’honnêteté intellectuelle, que peut naître une véritable communauté de pensée.
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Dans un monde pris dans les frictions ouvertes, guerre, rivalités régionales, ruptures des cadres multilatéraux, la cité de Calvin revient à l’avant-plan de la diplomatie globale. Plus qu’un lieu de organisations internationales, elle devient le lieu, provisoire ou durable, d’un théâtre d’échanges qui dépassent les cadres institutionnels officiels, et qui nous invite à réfléchir sur ce qui constitue l’essence même de la « Genève internationa
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Chaque 14 février , des millions de cartes, de fleurs et de chocolats s’échangent dans le monde entier. Mais dans l’éclat des roses rouges et des dîners aux chandelles se cache une histoire bien différente : celle d’un homme mort pour ses convictions , et d’une fête dont le sens s’est transformé au fil des siècles. Un homme, ou plusieurs, au destin tragique La figure de Saint-Valentin n’est pas un mythe romantique inventé au XIXᵉ siècle, el
Rédaction Logos
il y a 4 jours3 min de lecture
Rédaction
Développement personnel
Réseaux sociaux :
LOGOS sur Substack : une ligne directe, une parole libre
Il y a des choix qui semblent techniques, une plateforme plutôt qu’une autre, mais qui révèlent en réalité une vision du monde. La présence de LOGOS sur Substack ne relève pas d’un caprice numérique ni d’une quête de modernité. C’est un geste plus ancien que la technologie : reprendre sa liberté.
Rédaction LOGOS Il y a des sujets qui divisent les salles de classe, les familles, les générations. Des mots qui rassurent autant qu’ils inquiètent : TDAH. HPI. Trouble. Zèbre. Avec son premier article, Melody Pépin entre chez LOGOS sans détour. Elle ne cherche ni à condamner ni à idéaliser. Elle observe. Elle interroge. Elle bouscule. Son regard n’est pas celui d’une théoricienne. Il est celui du terrain. Celui d’une femme confrontée aux enfants d’aujourd’hui, à leurs étiqu
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Il existe des douleurs qui ne font pas de bruit. Elles ne brûlent pas les villes. Elles ne traversent pas les frontières. Elles ne provoquent ni discours officiels ni débats télévisés. Elles se vivent dans une chambre, à l’écart du monde. Angela est fille. Angela est sœur. Angela est mère. Angela vit à Istanbul. Elle souffre d’une maladie difficile. La ville immense continue de respirer autour d’elle. Les ferries traversent le Bosphore, les
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Une méditation sur un phénomène plus ancien que la politique elle-même. Il existe, dans les relations humaines, une gravité silencieuse qui précède les partis, dépasse les stratégies, et résiste à toutes les théories : l’ingratitude. La politique n’en est pas la cause, elle n’en est que le théâtre. Là où l’on croit chercher des adversaires, on découvre souvent des fragilités.Là où l’on attend de la reconnaissance, on rencontre parfois l’effa
Par Georges Dunand - journaliste citoyen LOGOS Chroniqueur politique Observateur méthodique de la vie publique genevoise, Georges Dunand analyse la politique sans effets de manche. Son style sec, précis et légèrement ironique démonte les discours convenus et expose les mécanismes réels du pouvoir local. Il y a des territoires qui donnent l’illusion de l’unité. Les Trois-Chêne en font partie : trois communes, trois frontières poreuses, trois histoires qui s’entrecroisent. Un m
Par Georges Dunand - journaliste citoyen LOGOS Chroniqueur politique Observateur méthodique de la vie publique genevoise, Georges Dunand analyse la politique sans effets de manche. Son style sec, précis et légèrement ironique démonte les discours convenus et expose les mécanismes réels du pouvoir local. Les chiffres ont parfois la discrétion des avertissements : ils ne crient pas, mais ils avertissent. Et le dernier rapport de péréquation cantonale en dit long. Chêne-Bourg, a
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Dans un monde pris dans les frictions ouvertes, guerre, rivalités régionales, ruptures des cadres multilatéraux, la cité de Calvin revient à l’avant-plan de la diplomatie globale. Plus qu’un lieu de organisations internationales, elle devient le lieu, provisoire ou durable, d’un théâtre d’échanges qui dépassent les cadres institutionnels officiels, et qui nous invite à réfléchir sur ce qui constitue l’essence même de la « Genève internationa
Par Georges Dunand - journaliste citoyen LOGOS Chroniqueur politique Observateur méthodique de la vie publique genevoise, Georges Dunand analyse la politique sans effets de manche. Son style sec, précis et légèrement ironique démonte les discours convenus et expose les mécanismes réels du pouvoir local. Aujourd’hui, à Vernier, le scrutin communal est suspendu. Les résultats des élections au Conseil municipal ne seront pas publiés, le temps que l’enquête sur les irrégularités
Rédaction Logos
1 déc. 20252 min de lecture
Résonnances
Maurice Aufair, la voix des âmes
Par Gilles Brand
Comme le chante Serge Lama "mon ami, mon maître" parler de son ami, c’est lui prolonger sa vie.
Il est important pour moi de parler ici de Maurice Aufair. Rendre hommage à ce comédien, c’est prolonger sa voix, c’est partager encore un peu de cette présence lumineuse qu’il offre au monde.
Ici, Logos prend le temps de dépasser l’actualité pour en explorer le sens. Chaque thème devient une porte vers l’essentiel : entre idéal et réel, héritage et avenir.
Manu Carbone ne nous parle pas d’un scandale. Il parle d’un secret. Et un secret, par définition, n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être bouleversant.
L’amour qui n’a pas de place
« Que fais-tu de nous, sans nous ? »
Cette question contient tout. Elle interroge ces relations sans statut, ces élans sans avenir clair, ces attachements qui n’entrent dans aucune case sociale.
Nous vivons à l’ère de l’officialisation permanente : relation définie, statut affiché, visibilité numérique. Or « Clandestin » rappelle que certains sentiments ne cherchent pas la lumière.
Devenir journaliste citoyen, c’est répondre à un appel intérieur : celui de participer au bien commun en partageant ses réflexions, ses observations, ses questionnements.
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Colère philosophique face au massacre d’une jeunesse Il y a des moments où le silence n’est plus de la prudence. Il devient une faute. En Iran, une jeunesse se lève et meurt. Elle meurt pour un geste simple : refuser la servitude. Refuser que le corps soit propriété de l’État. Refuser que la pensée soit surveillée. Refuser que la femme soit mineure à vie. Et que faisons-nous ? Nous analysons. Nous contextualisons. Nous relativisons. La jeune
Relire Mitterrand… avec l’Amérique en toile de fond François Mitterrand Quand François Mitterrand avertit, à Strasbourg, que « le nationalisme, c’est la guerre », il ne délivre pas une leçon d’histoire : il décrit une mécanique humaine. Celle qui transforme une identité légitime en instrument de tri, puis en arme. Et si ce texte date du 17 janvier 1995, il résonne aujourd’hui avec une intensité particulière, parce que l’Europe n’est plus seulement confrontée à ses démons inté
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Chaque décembre, Saint-Nicolas traverse nos rues, distribuant friandises et sourires. À sa suite, le Père Fouettard, figure sombre, menaçante, caricaturale, incarne la punition des enfants « méchants ». Cette tradition, enracinée depuis des siècles, est aujourd’hui attaquée frontalement : le collectif Grève féministe Fribourg dénonce le maquillage noir de ce personnage comme une forme de blackface , pratique qualifiée de raciste et héritière
Rédaction Logos
11 déc. 20253 min de lecture
Manu Carbone explore ici cette frontière subtile entre distance et implication, entre jugement et émotion.
Un texte qui nous rappelle que nos opinions ne sont jamais neutres, elles parlent, avant tout, de ce qui nous touche.
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Ils sont cinq Cinq hommes debout, dans la lumière d’un temps que nous appelons aujourd’hui “ancien” comme si cela suffisait à le comprendre. Uniformes sombres. Casquettes droites. La voiture derrière eux semble presque accessoire. Ce n’est pas une photo de prestige. C’est une photo de responsabilité. Mon père est là. Il ne sourit pas pour séduire l’objectif. Il ne cherche pas à séduire le futur. Il est simplement présent. Et c’est cela qui f
Serge Lama et la mémoire verticale Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Dans un monde qui court, Serge Lama a choisi de s’arrêter. Avec l’album Poètes , il ne propose ni tubes, ni nostalgie facile. Il propose une traversée. Une traversée de la langue française. Une traversée des voix qui l’ont élevée. Une traversée de cette France qui parlait au ciel sans s’excuser d’être lyrique. Ce n’est pas un disque. C’est un geste. Chanter les poètes, aujourd’hui Dans Poètes , Lama ne mod
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Il suffit parfois d’un détail, un visage absent, une silhouette réduite à des étoffes — pour que tout un débat sur l’époque se cristallise. La crèche de Bruxelles, dépouillée de traits humains au nom de l’inclusion et de l’universalité, a déclenché un tumulte qui dépasse largement l’objet posé sur la Grand-Place. Mais au fond, ce tumulte n’est pas nouveau. Il touche à quelque chose de plus profond : la question du sacré dans un monde qui dou
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS ll existe des effondrements sans bruit. Pas de fracas. Pas de ruines fumantes. Seulement des écoles qui ferment. Des villages qui se vident. Des berceaux qui ne servent plus. Le Japon est peut-être le laboratoire silencieux du XXIe siècle. La civilisation qui vieillit debout Le Japon n’est pas un pays en crise au sens classique. Il est technologiquement avancé. Socialement organisé. Culturellement raffiné. Et pourtant, sa démographie s’effon
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Dans un monde pris dans les frictions ouvertes, guerre, rivalités régionales, ruptures des cadres multilatéraux, la cité de Calvin revient à l’avant-plan de la diplomatie globale. Plus qu’un lieu de organisations internationales, elle devient le lieu, provisoire ou durable, d’un théâtre d’échanges qui dépassent les cadres institutionnels officiels, et qui nous invite à réfléchir sur ce qui constitue l’essence même de la « Genève internationa
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Colère philosophique face au massacre d’une jeunesse Il y a des moments où le silence n’est plus de la prudence. Il devient une faute. En Iran, une jeunesse se lève et meurt. Elle meurt pour un geste simple : refuser la servitude. Refuser que le corps soit propriété de l’État. Refuser que la pensée soit surveillée. Refuser que la femme soit mineure à vie. Et que faisons-nous ? Nous analysons. Nous contextualisons. Nous relativisons. La jeune
Rédaction Logos
5 févr.2 min de lecture
Monde
Images
Chacune provoque une tension visuelle, douce et puissante, propice au questionnement.
Il existe des musiques qui ne se jouent pas, elles se respirent.
La Sicilienne de Samuel Dushkin appartient à cette catégorie rare
où le violon semble flotter entre deux rives : celle de la tendresse
Saint Michel face aux ténèbres : le dernier symbole debout de l’Occident
Ecrit par Gilles Brand
Il arrive que les paysages parlent plus fort que les discours. Face au ciel immense, au-dessus des marées et du vent, une silhouette dorée continue de défier l’horizon :
l’archange Saint Michel, lance en avant, ailes ouvertes, point d’équilibre entre le ciel et la terre.
C’était un après-midi chaud, dans la ville rouge. La lumière dansait déjà sur les murs, et les pigeons tournoyaient en silence au-dessus des toits. Un side-car attendait à l’ombre d’un palmier, étrange attelage d’acier et de cuir, aux allures de monture fantastique, prêt à nous emporter hors du temps.
Cueillir des cerises pour la Commune, pour les rêves de Jaurès
Il y a des gestes simples qui portent en eux plus de force qu’un discours. Cueillir une cerise, tendre ce fruit fragile et rouge à un ami, c’est déjà faire acte de fraternité. Ce geste, transposé à l’échelle de l’Histoire, devient un symbole : celui de la Commune, de Jaurès, de tous ceux qui ont rêvé que la politique ne soit pas une arène de domination, mais un verger où chacun pourrait partager.
Devenir journaliste citoyen, c’est répondre à un appel intérieur : celui de participer au bien commun en partageant ses réflexions, ses observations, ses questionnements.
Jef : l’homme aux mille casquettes, du restaurant Cocorico à l’art du collage
au cœur de la Thaïlande
À Kamala en Thaïlande, Cocorico attire d’abord par sa cuisine subtile, portée par une cheffe birmane au talent éclatant, et par une décoration stylée où tout semble à sa place.
Mais derrière les lumières bien dosées, les rythmes soigneusement choisis et les assiettes d’une sincérité rare, se cache un homme dont la richesse créative dépasse de loin le cadre d’un simple restaurant.
Il existe des archives qui dorment. Et d’autres qui attendent.
Celles-ci nous sont parvenues grâce à un geste rare : un acte de confiance.
En mai 2025, Jacqueline-Aude Corajod a confié à LOGOS les mémoires de son grand-père, Armand Cacheux, artiste genevois formé aux Beaux-Arts, ayant vécu à Paris à la fin du XIXᵉ siècle.
Parmi ses écrits figure un témoignage exceptionnel : la rencontre avec Paul Verlaine dans les dernières années de sa vie, au cœur du Quartier latin.
Ce texte ne relève ni de la légende ni du romantisme tardif. Il montre un homme. Un génie. Une chute. Une lumière.
Nous publions ici ce témoignage fidèle, précédé d’un hommage à la transmission qui l’a rendu possible.
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Il s'agit de l'œuvre d'art "Décembre" (December) de l'artiste norvégien Theodor Kittelsen. La scène est silencieuse. Un chemin enneigé, quelques arbres nus, une maison à peine visible. Et au-dessus, un ciel saturé d’étoiles, presque excessif, comme si l’univers s’était soudain rapproché de la terre. Rien ne se passe. Et pourtant, tout est là. La disproportion fondamentale L’image nous confronte à une vérité que la modernité évite : la disp
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Il y a des scènes, dans la vie, qui ressemblent à des paraboles sans qu’on s’en rende compte. Elles ont la netteté des mythes, la simplicité des évidences et cette brusque intensité qui force l’esprit à se détourner de ses automatismes .Celle du géomètre frappé par la foudre, au sommet d’une colline, en fait partie. On pourrait croire à un accident. On aurait tort. Car ce géomètre n’était pas seulement un homme qui mesurait la terre : il inc
Sur ceux qui résistent sans bruit, et que la société ne sait plus reconnaître Par Gilles Brand - rédacteur LOGOS Il existe un courage qui ne fait pas de bruit, c’est souvent le plus grand. Il y a des vertus qui ne se voient pas parce qu’elles refusent de se montrer. Parmi elles, une a presque disparu du paysage moral contemporain : le courage doux. Notre époque sait admirer la force spectaculaire : la contestation tapageuse, l’indignation immédiate, le verbe tranchant, la pos
Rédaction Logos
3 déc. 20253 min de lecture
Ils sont cinq
Cinq hommes debout, dans la lumière d’un temps que nous appelons aujourd’hui “ancien” comme si cela suffisait à le comprendre.
Uniformes sombres.
Casquettes droites. La voiture derrière eux semble presque accessoire. Ce n’est pas une photo de prestige. C’est une photo de responsabilité.
« Logos ne cherche pas à séduire par l’éclat, mais à éclairer par la profondeur. Chaque article m’invite à réfléchir au-delà de l’actualité immédiate. »
Claire, 34 ans, lectrice
Souvenirs
D’un passeur de lumière
Ecrit par Gilles Brand
Derniers articles
Transmission
La dernière leçon
Ecrit par Gilles Brand
Il y a des hommes dont la mémoire ne s’éteint jamais, parce qu’ils ont su allumer en nous un feu qui ne se consume pas.
Mon père était de ceux-là : un passeur de lumière.
Amoureux des étoiles et curieux de la Terre, il savait conjuguer la patience du sage et l’élan de l'aviateur.
Éducation : Et si Genève s’inspirait du Danemark ?
Ecrit par Gilles Brand
Depuis 1993, le Danemark enseigne l’empathie à l’école comme une véritable compétence, au même titre que les mathématiques ou les sciences.
Les enfants y apprennent à comprendre les émotions, à écouter l’autre et à prendre soin du collectif.
Ce choix n’a rien d’anecdotique : il transforme littéralement le cerveau. Les neurosciences montrent que la pratique de l’empathie développe le cortex préfrontal médian, zone clé de la régulation émotionnelle.
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Il s'agit de l'œuvre d'art "Décembre" (December) de l'artiste norvégien Theodor Kittelsen. La scène est silencieuse. Un chemin enneigé, quelques arbres nus, une maison à peine visible. Et au-dessus, un ciel saturé d’étoiles, presque excessif, comme si l’univers s’était soudain rapproché de la terre. Rien ne se passe. Et pourtant, tout est là. La disproportion fondamentale L’image nous confronte à une vérité que la modernité évite : la disp
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Il y a des scènes, dans la vie, qui ressemblent à des paraboles sans qu’on s’en rende compte. Elles ont la netteté des mythes, la simplicité des évidences et cette brusque intensité qui force l’esprit à se détourner de ses automatismes .Celle du géomètre frappé par la foudre, au sommet d’une colline, en fait partie. On pourrait croire à un accident. On aurait tort. Car ce géomètre n’était pas seulement un homme qui mesurait la terre : il inc
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Il y a, dans les mémoires d’enfance, des nuits qui restent suspendues, comme si le temps avait choisi de ne plus avancer. Parmi ces nuits, celle de Saint-Nicolas tient une place à part. Je revois encore la maison alsacienne de mon enfance, plongée dans un silence blanc, posée au milieu de la neige comme un refuge chaud dans un vaste monde endormi. Je me tenais derrière la fenêtre, tout petit, enveloppé par la lumière dorée de l’intérieur. Le
Par Gilles Brand - rédacteur LOGOS Pourquoi la réussite d’autrui nous dérange-t-elle autant ? Pourquoi, dans un pays prospère comme la Suisse, une partie de la population ressent-elle une forme de malaise, parfois même une hostilité, face à ceux qui possèdent davantage ? Ce n’est pas une question économique. C’est une question existentielle. L’autre comme rappel de nos limites La richesse, surtout lorsqu’elle est visible, agit comme un miroir. Non pas un miroir neutre, mais u
Sur ceux qui résistent sans bruit, et que la société ne sait plus reconnaître Par Gilles Brand - rédacteur LOGOS Il existe un courage qui ne fait pas de bruit, c’est souvent le plus grand. Il y a des vertus qui ne se voient pas parce qu’elles refusent de se montrer. Parmi elles, une a presque disparu du paysage moral contemporain : le courage doux. Notre époque sait admirer la force spectaculaire : la contestation tapageuse, l’indignation immédiate, le verbe tranchant, la pos
Quand la vieille question revient hanter l’Europe Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Il y a quarante ans, Louis Chedid chantait cette phrase lancinante :« Anne ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »Une ritournelle enfantine transformée en cri d’alarme. Une supplique douce et désespérée, adressée à une société qui préfère détourner les yeux plutôt que de nommer le mal quand il revient. Aujourd’hui, cette question traverse de nouveau l’Europe. Et cette fois, elle n’a plus rien
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS Une méditation sur un phénomène plus ancien que la politique elle-même. Il existe, dans les relations humaines, une gravité silencieuse qui précède les partis, dépasse les stratégies, et résiste à toutes les théories : l’ingratitude. La politique n’en est pas la cause, elle n’en est que le théâtre. Là où l’on croit chercher des adversaires, on découvre souvent des fragilités.Là où l’on attend de la reconnaissance, on rencontre parfois l’effa
Par Georges Dunand - journaliste citoyen LOGOS Chroniqueur politique Observateur méthodique de la vie publique genevoise, Georges Dunand analyse la politique sans effets de manche. Son style sec, précis et légèrement ironique démonte les discours convenus et expose les mécanismes réels du pouvoir local. Il y a des territoires qui donnent l’illusion de l’unité. Les Trois-Chêne en font partie : trois communes, trois frontières poreuses, trois histoires qui s’entrecroisent. Un m
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS (Quand la démocratie directe mérite mieux que les slogans) « La vérité n’a pas besoin d’être maquillée pour convaincre. » À Genève, le droit de référendum est un joyau démocratique. Il permet à chaque citoyen de dire : je veux que nous revotions ensemble . C’est un droit fondamental, précieux, fragile. Mais depuis quelque temps, une question dérangeante apparaît : Peut-on vraiment écrire n’importe quoi dans un formulaire de récolte de signa
Par Georges Dunand - journaliste citoyen LOGOS Chroniqueur politique Observateur méthodique de la vie publique genevoise, Georges Dunand analyse la politique sans effets de manche. Son style sec, précis et légèrement ironique démonte les discours convenus et expose les mécanismes réels du pouvoir local. Les chiffres ont parfois la discrétion des avertissements : ils ne crient pas, mais ils avertissent. Et le dernier rapport de péréquation cantonale en dit long. Chêne-Bourg, a
Par Gilles Brand – Logos, Tribune philosophique Il y a des tableaux qui disent plus que mille analyses. Cette œuvre d’Ivan Aïvazovski, représentant des naufragés fuyant un navire brisé par la tempête, semble peinte non pour le XIXe siècle, mais pour le nôtre. À l’heure où les certitudes chavirent, où les vents contraires de la géopolitique, de l’économie, du climat et du numérique soufflent avec une intensité inédite, nous sommes, collectivement, dans cette barque. Livrés à n
Interview d’un commerçant du centre-ville de Genève « On ne vole plus seulement des objets… on vole la tranquillité » LOGOS donne cette fois la voix à un commerçant indépendant installé depuis plus de quinze ans. Son regard est celui d’un acteur du quotidien, confronté à l’évolution de l’espace public. Par la rédaction LOGOS LOGOS Vous tenez commerce depuis longtemps à Genève. Avez-vous constaté un changement ? Le commerçant Oui. Lentement, mais clairement. Ce ne sont pas fo
Regard d’un podologue et rédacteur de LOGOS sur l’état de la podologie Il est étrange d’écrire sur son propre métier. Depuis bientôt quarante ans, j’observe les pieds. Je les soigne, je les corrige, je les soulage. Je les vois vieillir, se déformer, résister. Et en parallèle, je rédige pour LOGOS. Je réfléchis aux fractures de notre époque. Je scrute les lignes invisibles qui structurent nos sociétés. Or, la podologie n’est pas un simple métier technique. Elle est un miroir d
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS ll existe des effondrements sans bruit. Pas de fracas. Pas de ruines fumantes. Seulement des écoles qui ferment. Des villages qui se vident. Des berceaux qui ne servent plus. Le Japon est peut-être le laboratoire silencieux du XXIe siècle. La civilisation qui vieillit debout Le Japon n’est pas un pays en crise au sens classique. Il est technologiquement avancé. Socialement organisé. Culturellement raffiné. Et pourtant, sa démographie s’effon
Rédaction LOGOS Il y a des sujets qui divisent les salles de classe, les familles, les générations. Des mots qui rassurent autant qu’ils inquiètent : TDAH. HPI. Trouble. Zèbre. Avec son premier article, Melody Pépin entre chez LOGOS sans détour. Elle ne cherche ni à condamner ni à idéaliser. Elle observe. Elle interroge. Elle bouscule. Son regard n’est pas celui d’une théoricienne. Il est celui du terrain. Celui d’une femme confrontée aux enfants d’aujourd’hui, à leurs étiqu
Rédaction Logos
il y a 2 jours2 min de lecture
Je les revois encore, dans les cahiers cornés, dans les pupitres griffonnés, dans ces yeux d’élèves qui brillaient quand je parlais de justice, de courage, de fraternité.
Nous croyions que lever le poing suffisait à changer le monde. Nous pensions que l’élan de la jeunesse durerait toujours, comme un feu qu’aucun vent ne pourrait éteindre.
Aujourd’hui, ce feu a laissé des braises. Sous mes paupières fatiguées, il y a des trous, des manques, des nuits qui me rappellent que nos espérances furent brèves, trop brèves.
Un sujet, une résonance, plusieurs éclairages.
Ici, Logos prend le temps de dépasser l’actualité pour en explorer le sens. Chaque thème devient une porte vers l’essentiel : entre idéal et réel, héritage et avenir.
« On ne naît pas lecteur, on le devient. »
Ce proverbe pourrait figurer en exergue du constat alarmant qui traverse la Suisse contemporaine : près d’un quart des jeunes de quinze ans ne maîtrisent pas la lecture à un niveau suffisant, pas seulement pour déchiffrer des phrases, mais pour saisir un propos, évaluer une source, naviguer dans un monde saturé de textes (papiers, écrans, discours).