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Ma mère

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture

Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS



Il arrive un moment dans la vie où l’on comprend que l’enfance n’est pas un souvenir ordinaire. C’est un territoire intérieur.

On croit l’avoir quitté depuis longtemps, mais il demeure quelque part en nous, intact, comme une pièce silencieuse que le temps n’a pas tout à fait effacée.

Et dans cette pièce, il y a une voix.

La voix d’une mère.




Elle ne parle plus forcément comme autrefois. Elle ne donne plus d’instructions, ne rappelle plus l’heure du dîner, ne corrige plus les devoirs ni les petites imprudences de l’enfance.

Mais elle est là.


Dans la mémoire, dans certaines phrases qui reviennent sans prévenir, dans ces gestes que l’on reproduit un jour sans même s’en rendre compte.

On croit devenir adulte, puis on découvre que certaines paroles nous ont construits bien plus profondément qu’on ne l’imaginait.

Une mère ne nous transmet pas seulement la vie. Elle dépose en nous une manière d’habiter le monde.


Un regard sur les choses simples. Une manière d’aimer. Une façon de pardonner aussi.

Avec les années, les souvenirs deviennent parfois flous.

Je ne sais même plus très bien si ma mère était belle au sens où le monde l’entend.

Mais je sais autre chose, qui compte davantage.

Je sais que son amour demeure.

Plus fort que la mémoire. Plus fort que les images.

Il existe des lieux de l’enfance que l’on aimerait retrouver :une maison, un jardin, un chemin d’école, une plage imaginaire pleine de trésors.

Mais en réalité, ce que l’on cherche à retrouver n’est pas un lieu.

C’est un regard.

Le regard d’une mère posé sur nous lorsque nous étions encore au début du début de la vie.

Un regard qui ne juge pas. Un regard qui pardonne avant même que la faute existe.

Avec le temps, l’homme découvre aussi ses regrets.

Ces petits remords qui apparaissent parfois tardivement :une parole un peu trop rapide, un silence que l’on aurait pu briser, une tendresse que l’on aurait pu offrir plus simplement.

Mais l’amour maternel possède une étrange propriété.

Il ne demande pas de réparation parfaite.

Il accepte l’imperfection humaine.

Et peut-être est-ce pour cela que, même lorsque les années passent, une mère continue d’habiter la vie de son enfant.

Pas comme un souvenir figé.

Mais comme une présence.

Discrète. Lumineuse. Silencieuse.


Il existe dans chaque vie un premier amour.

Pour beaucoup d’entre nous, ce premier amour a un visage simple et familier.

Celui de notre mère.


Et si la vie nous éloigne parfois de l’enfance, il demeure au fond de nous cette certitude presque douce :

Nous avons été aimés avant même de comprendre le monde.

Et cet amour-là ne disparaît jamais.

Parce qu’au-delà des années, au-delà du temps, au-delà même de la mémoire, certaines paroles demeurent.

Les paroles d’une mère.


Et, au fond de soi, on sait qu’elles continuent de nous accompagner toute la vie.



Le conseil de LOGOS

Si vos parents sont encore là, dites-leur simplement que vous les aimez.Les grandes paroles philosophiques attendent parfois trop longtemps ce que trois mots peuvent offrir aujourd’hui.




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