Et si.. nous nous posions des questions inutiles aujourd’hui
- Rédaction Logos

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Par Mélody Pépin - journaliste citoyenne

Introduction
Dans un monde saturé d’agendas, d’objectifs et de raisonnements serrés, Melody nous offre une respiration inattendue : un retour à l’imaginaire. Avec une simplicité désarmante, elle nous invite à suspendre le sérieux qui nous encombre et à renouer avec ces questions “inutiles” qui, paradoxalement, éclairent nos vies.
Son texte nous rappelle que penser n’est pas seulement résoudre : c’est aussi ouvrir, s’étonner, décaler le regard. Un petit exercice de liberté intérieure, comme seuls les “Et si…” savent en provoquer.
Bienvenue dans une parenthèse qui fait du bien.
Rédaction LOGOS
Et si.. nous nous posions des questions inutiles aujourd’hui
Par Mélody Pépin - journaliste citoyenne
« Et si.» Deux mots minuscules qui ouvrent pourtant des horizons entiers et multiplient le champ des possibles.
Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de l’un de mes sujets favoris : l’imaginaire.
Dans nos métiers, nos agendas, nos tableaux Excel et nos échéances, il semble parfois ne plus y avoir beaucoup de place pour lui... Comme si imaginer était réservé aux enfants, aux rêveurs invétérés, ou à ceux qui travaillent dans le cinéma d’animation ou le jeu vidéo.
Et pourtant. Les grands visionnaires n’ont-ils pas commencé par lever la tête et poser un “Et si…” ?
Une question en suspens, qui dérange un peu l’ordre établi.
Alors si vous le voulez bien, accordons-nous une parenthèse de trente secondes. Et si… Nous jouions à nous poser des questions inutiles ?
Et si la Terre était plate ?
Les pingouins ont-ils des genoux ? (jeune, celle-là m’avait empêchée de dormir !!)
Et si les poissons pouvaient voler ?
Pourquoi les zèbres ont-ils choisi les rayures plutôt que les pois ?
Et si les ombres avaient une vie quand nous ne les regardons pas ?
Et si le ciel changeait de couleur selon nos humeurs ?
Amusant, non ?
Ce qui est intéressant, ce n’est pas vraiment la réponse. C’est la petite tension intérieure que cela provoque.
Vous savez : ce moment où l’on veut vérifier, corriger, expliquer.
Et si le fondement n’était pas d’avoir la réponse… mais notre besoin d’avoir raison ?
L’imaginaire n’est peut-être pas une fuite. Mais plutôt un muscle invisible, collectif, que l’humanité entraîne depuis la nuit des temps. Un muscle qui se réveille quand nous acceptons de suspendre le savoir, de ne pas tout comprendre, ni tout maîtriser.
Regarder le monde, non pour le classer… mais pour l’explorer.
Avec un œil d’artiste, peut-être. Ou simplement un regard un peu moins pressé.




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