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Cueillir des cerises pour la Commune, pour les rêves de Jaurès

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 8 sept.
  • 1 min de lecture

Par Gilles Brand - Logos


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Il y a des gestes simples qui portent en eux plus de force qu’un discours.

Cueillir une cerise, tendre ce fruit fragile et rouge à un ami, c’est déjà faire acte de fraternité.


Ce geste, transposé à l’échelle de l’Histoire, devient un symbole : celui de la Commune, de Jaurès, de tous ceux qui ont rêvé que la politique ne soit pas une arène de domination, mais un verger où chacun pourrait partager.

La cerise, dans son éclat éphémère, nous rappelle que le bonheur est toujours fragile, toujours saisonnier.

La Commune de Paris fut un printemps bref, brisé. Le rêve de Jaurès, d’une République sociale et fraternelle, fut assassiné à la veille de la guerre.


Mais ce qui reste, c’est l’image : des hommes et des femmes qui croyaient qu’il fallait non pas accumuler, mais cueillir ensemble.


Dans nos sociétés saturées de calculs, où la politique se réduit trop souvent à la gestion du pouvoir, l’image de la cerise garde une saveur de résistance.


Cueillir, partager, rêver : ce sont des gestes inutiles aux yeux des pragmatiques, mais essentiels pour ceux qui veulent encore croire en l’humanité.


Cueillir des cerises pour la Commune, c’est rappeler que nos utopies, même inachevées, nourrissent encore notre présent. Et que sans rêve, il ne reste plus que des arbres secs.

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