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L’essor et le déclin de la civilisation européenne

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Rédaction Logos
il y a 22 heures
4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 heures

Par Philip Schwarcz - Journaliste citoyen LOGOS


Préface — Quand l’inquiétude devient un cri

Par Gilles Brand, rédacteur en chef de LOGOS


Nous publions ce texte parce qu’il exprime une inquiétude réelle face à l’affaiblissement de nos repères et aux tensions qui traversent l’Europe.

Certaines affirmations pourront déplaire. Elles doivent néanmoins être examinées avec discernement, sans confondre franchise et jugement définitif. La lucidité consiste à reconnaître les menaces sans céder à la peur, à défendre ses principes sans renoncer à la dignité d’autrui.


LOGOS défend une parole libre, exigeante et responsable. Il appartient à chaque lecteur d’en évaluer les arguments, d’en contester les excès et de former son propre jugement.

Nous publions donc ce texte comme une invitation à penser.





Je ne suis pas historien, mais il n’est pas nécessaire de l’être pour voir les signes annonciateurs de ce qui nous attend. Pourtant, bien rares sont ceux qui ont la volonté de se lever et d’appeler les choses par leur nom.


Je suis né à Londres, au Royaume-Uni, il y a quelque 68 ans, et j’ai toujours été fier d’être britannique. Je le suis toujours, mais je n’en suis plus fier.

Bien que j’aie quitté le Royaume-Uni il y a plus de quarante ans, je conserve mon passeport britannique, désormais marqué par le Brexit, et je continue de soutenir avec ferveur l’équipe d’Angleterre lors de la Coupe du monde de football.

Et cela, malgré l’absence de victoire depuis 1966, seule et unique année où nous avons remporté le trophée.


J’ai vécu douze ans à Paris et plus de vingt-cinq ans à Genève, en Suisse.

Mes activités professionnelles m’ont conduit à faire le tour du monde au moins une fois par an.

J’ai ainsi eu la chance d’observer de nombreux peuples et de découvrir des cultures très différentes.

Des cendres de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe s’est relevée, s’est développée et a prospéré. La Communauté économique européenne, puis l’Union européenne, ont vu le jour, et l’euro est né.


J’ai découvert que la construction européenne avait pratiquement le même âge que moi, puisqu’elle a été fondée par six pays en 1958 : la Belgique, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Allemagne de l’Ouest.

Aujourd’hui, l’Union européenne compte 27 États membres, mais malheureusement plus le Royaume-Uni.

Une monnaie commune, l’euro, et une population cumulée de plus de 450 millions d’habitants :

l’Europe devrait logiquement constituer une puissance économique majeure, une force avec laquelle le reste du monde devrait compter.

Quelle formidable idée à l’origine ! Pourtant, aujourd’hui, elle n’a jamais pleinement réalisé son potentiel. Pire encore, elle semble en lambeaux, empêtrée dans une bureaucratie étouffante.

Une gouvernance qui adopte des lois incapables de satisfaire l’ensemble des États membres. Des subventions qui favorisent les pays fondateurs les plus riches. Des réglementations parfois absurdes.


Les 27 pays possèdent chacun leur langue, leur culture, mais aussi des niveaux de vie, des histoires et des aspirations profondément différents.

L’idée d’une Europe unie est noble et magnifique.

Mais sa réalisation pratique laisse beaucoup à désirer.

Des gouvernements de droite et de gauche, des politiques étrangères divergentes, des priorités de défense différentes, des budgets militaires disparates…


Aujourd’hui, nous assistons, partout en Europe, à ce que je considère comme une désintégration complète de l’ordre public et du respect de la loi.

Des émeutes éclatent dans nos grandes villes.

Une immigration massive que je juge incontrôlable.

La montée de groupes terroristes et islamistes qui, malgré leur faible poids démographique, exerceraient une influence et un pouvoir considérables dans tous les domaines de notre existence.

Des couvre-feux et l’armée appelée à intervenir en Italie. Une France hors de contrôle, dépourvue de véritable leadership.

Au Royaume-Uni, quelque 80 conseils de la charia, plus de trente maires musulmans, parmi lesquels Sadiq Khan, maire de Londres.


Des réunions de conseils municipaux commenceraient par des prières prononcées en arabe, dont personne ne saurait réellement ce qu’elles proclament.


Selon moi, la défense et le soutien du pays qui leur a offert un foyer, un travail, une protection sociale et la sécurité sont banis. Il est même probable, à mes yeux, qu’elles appellent à sa chute.

Des manifestations réclament la destruction du pays dans lequel vivent ceux qui y participent.

Des drapeaux palestiniens, algériens et tunisiens. Mais pas ou peu de drapeaux nationaux britannique, français, espagnol ou belge.

Des slogans appelant à l’intifada et à la mort de nos nations européennes.

Dans nos écoles, la nourriture halal ne serait plus proposée comme une option, mais imposée.

Nos rues et nos commerces sont pillés, nos monuments nationaux détruits.

J’y vois une véritable culture de mort, fondée sur la destruction et la violence.


Rien de tout cela ne serait dissimulé ou déguisé : tout se déroulerait sous les yeux de chacun. Il suffirait, selon moi, de lire le manifeste des Frères musulmans pour le comprendre.

Le Qatar financerait le terrorisme à travers le monde et achèterait l’influence de dirigeants et d’institutions internationales.

Toute clarté morale semble avoir disparu.

L’Europe est en lambeaux.

Tout cela se produit à une vitesse alarmante, et personne, aucune institution, aucune autorité ne semble capable d’y mettre un terme ou même d'en ralentir le cours.

Nous ne sombrons pas progressivement : nous plongeons tête la première dans l’abîme, à une vitesse terrifiante.


Les États-Unis n’ont pas été épargnés.

À New York, le maire musulman et socialiste, certains diraient communiste, pousserait les habitants les plus fortunés à quitter la ville. Ceux-ci partiraient en masse.

L’antisémitisme progresse partout dans le monde.

Les mensonges et les accusations mensongères, notamment les vieilles calomnies antisémites, sont avalés sans le moindre esprit critique par une grande partie de la population, particulièrement à gauche et à l’extrême droite.


En tant que Juif, je ne me sens plus en sécurité dans nos villes européennes.

J’ai le sentiment de revivre les années 1930. Mais cette fois, le phénomène ne se limite plus à un seul pays : il serait devenu une tendance mondiale, presque à la mode.

L’évolution est évidente, parfaitement visible.

Mais la majorité silencieuse reste, par définition, silencieuse et indifférente.

Où allons-nous désormais ?

Dieu seul le sait.

Mais les perspectives ne sont guère réjouissantes.

Espérons que le monde se réveillera avant qu’il ne soit trop tard pour inverser cette tendance.







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