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Marx aurait-il retrouvé son permis de construire ?

Photo du rédacteur: Rédaction Logos
Rédaction Logos
il y a 16 minutes
1 min de lecture

Par Georges Dunand - journaliste citoyen LOGOS




Lorsque la rédaction de LOGOS a pris connaissance du dernier numéro de SIT info, consacré notamment à Seymaz-Sud, elle a d’abord cru découvrir une archive politique exhumée des années 1970. Mais non. Nous sommes bien en octobre 2026 !


On les croyait disparus avec les grandes affiches révolutionnaires du siècle dernier.

Les voici de retour : les méchants propriétaires, les promoteurs voraces, les riches insatiables et, naturellement, cette droite qui complote contre le peuple.


Le SIT nous offre une représentation particulièrement réussie de ce grand classique de la lutte des classes.

À Seymaz-Sud, nous apprend-on, le déclassement d'un terrain ne serait pas une question d'urbanisme, de densité ou d'aménagement. Non. Ce serait une offensive du grand capital contre les humbles citoyens.

Il ne manque que les violons et quelques drapeaux rouges.

Dans cette distribution soigneusement établie, les rôles sont simples : les propriétaires sont coupables, les promoteurs suspects, la droite immorale et les opposants nécessairement vertueux.

Quant aux logements, ils attendront probablement la fin de la révolution.


Le plus savoureux reste cette extraordinaire faculté à transformer une question juridique et urbanistique complexe en conte pour enfants, avec ses gentils, ses méchants et sa morale obligatoire.


On aurait pourtant aimé quelques arguments moins théâtraux, quelques propositions concrètes, voire cette audace désormais révolutionnaire :

reconnaître que ceux qui pensent différemment ne sont pas nécessairement des ennemis du peuple.

À force de vouloir dénoncer la spéculation partout, certains finissent surtout par spéculer sur la crédulité de leurs lecteurs.


Et celle-là ne connaît décidément aucun plafond.


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