La belle est arrivée
- Rédaction Logos

- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS

Il existe dans une vie des rencontres qui ne ressemblent pas à des commencements.
Elles ressemblent à des réponses.
Comme si le temps, après vous avoir longuement éprouvé, décidait enfin de rendre quelque chose. Non par justice. La vie n’est pas juste. Mais par une forme mystérieuse d’équilibre.
Certaines personnes arrivent après les batailles.
Après les faux départs. Les promesses mal tenues. Les rendez-vous qui n’ouvrent sur rien. Les illusions polies qui finissent en poussière.
Et c’est peut-être pour cela qu’on les reconnaît.
Parce qu’elles n’arrivent pas dans l’insouciance des premiers élans. Elles arrivent dans une terre déjà travaillée par les pertes.
Cette chanson dit quelque chose de profondément humain : pour accueillir certaines beautés, il faut avoir connu le manque.
Il faut parfois avoir perdu.
Perdu des certitudes. Perdu des visages. Perdu cette naïveté qui nous faisait croire que l’amour était une conquête simple.
Et puis un jour, presque à contretemps, quelqu’un apparaît.
Pas comme une victoire mondaine.
Comme une évidence.
Mon histoire, elle a le goût de la Sicile.
Le soleil sur des pierres anciennes. La chaleur des silences habités.
Une force mêlée de tendresse. Cette façon méditerranéenne d’aimer avec le cœur entier, sans demi-mesure, avec parfois la fierté des terres volcaniques.
Aimer une femme Sicilienne, c’est comprendre que certains êtres portent en eux un paysage.
Une mémoire.
Une intensité.
Et l’on comprend soudain que l’amour n’est pas seulement un sentiment.
C’est une géographie intérieure.
Alors oui.
Il aura fallu des combats.
Des chutes.
Des pages tournées.
Mais peut-être que les plus beaux amours n’arrivent pas au début de l’histoire.
Ils arrivent quand nous sommes enfin capables de les reconnaître.
Et si aimer, au fond, consistait moins à trouver la belle qu’à devenir enfin l’homme capable de l’accueillir ?





Commentaires