A toi, Chevalier, le soin !
- Rédaction Logos

- il y a 4 jours
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Par René Ermacora - Journaliste citoyen

Préface - Rédaction LOGOS
Certains textes ne racontent pas seulement une histoire : ils rappellent une responsabilité. Celui de René Ermacora s’inscrit dans cette lignée exigeante.
À travers la figure du Chevalier, c’est notre rapport à l’héritage qui est interrogé : que faisons-nous de ce qui nous est transmis ? Sommes-nous encore capables d’en être dignes gardiens ?
Dans un monde dominé par l’instant, ce texte réhabilite une valeur essentielle, celle du soin, de la continuité, de la fidélité.

De tout temps, l’Homme a eu le sens et le devoir de transmettre.
Transmission du langage, du nom, des traditions mais aussi, mission fondamentale,
l’élaboration et la diffusion de la connaissance, le développement de la recherche ainsi que la formation des hommes.
De ces procédés, un des principaux consiste en la transmission du patrimoine culturel
d’une génération à une autre, transmission qui équivaut à la socialisation de la
génération nouvelle et, en même temps, à la conservation de la culture de l’Humanité.
Imaginons, par exemple, une confrérie humaniste que nous appellerons
symboliquement Les Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte, créée à Genève au 17 e
siècle, aujourd’hui toujours active et reconnue mondialement pour ses actions d’aides
humanitaires.
A la fin du 19 e siècle, quelques Chevaliers se sont engagés personnellement pour
financer l’acquisition et son aménagement d’un bâtiment sis au 99, Place du Bourg de
Four à Genève. Ils ont eu ainsi la générosité et la clairvoyance d’offrir à la Confrérie, et
donc aux générations de Chevaliers suivantes, un refuge, un lieu éternel de référence
et de sauvegarde pour la Confrérie mais aussi et surtout pour ses principes
fondamentaux de l’Humanisme.
En faisant ce don, ils avaient à l’esprit cet adage : « A toi, Chevalier, le soin ! ».
Tel ce mot de marin utilisé quand deux officiers se passent le commandement d’un navire.
Dans la conscience de ces Chevaliers, le mot prenait tout son sens : ils demandaient
de veiller sur le bâtiment, d’assumer, avec soin, sa fonction, les devoirs de sa charge
et d’en assurer sa transmission.
Ce qui fût assumé et perpétué par la Confrérie.
Aujourd’hui, le numéro 99 de la Place du Bourg de Four à Genève est connu et
reconnu mondialement comme étant le point de référence, le pilier, le livre de l’histoire
de l’aide humanitaire. Il en est devenu le symbole mondial.
C’est donc avec le profond sentiment de « Héritage et Transmission » et dans l’esprit
que nous inspire la Charte de Venise de 1964 que nous, Citoyens du Monde, voulons
et devons assurer la pérennité du patrimoine reçu.
L’ouvrage est indissociable de la pensée dont il est l’héritage !




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