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La vitrine des désirs

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 15 sept.
  • 1 min de lecture

Par Gilles Brand - Logos



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Un enfant collé à une vitrine de jouets. Son corps penche en avant, suspendu entre le trottoir et ce monde miniature qui scintille derrière la vitre. On dirait presque qu’il cherche à franchir le miroir pour rejoindre ce royaume de trains électriques, de circuits infinis et de rêves mécaniques.

Cette image n’est pas seulement celle d’un enfant émerveillé. Elle nous parle de l’élan humain, de ce moment où l’imagination précède la possession. Le désir, ici, est pur : il n’a pas encore été terni par l’achat, la consommation, l’oubli.

 

L’enfant regarde avec une intensité que nous perdons en grandissant.

Dans cette scène, la vitrine devient symbole. Elle incarne la frontière fragile entre ce que nous avons et ce que nous espérons. Elle rappelle aussi que le bonheur ne réside pas dans l’objet obtenu, mais dans la force du rêve qui nous pousse vers lui.

Peut-être devrions-nous tous, parfois, redevenir cet enfant qui colle ses mains à la vitre. Non pas pour posséder, mais pour apprendre à contempler, désirer et s’émerveiller. Car le monde nous appartient d’abord par le regard que nous posons sur lui.



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