La politique qui pense encore
- Rédaction Logos

- 3 nov.
- 2 min de lecture
Par Gilles Brand - rédacteur LOGOS

Ce portrait est fascinant parce qu’il est à contre-courant de tout ce que la politique moderne met en scène .Ici, rien de conquérant, rien de posture guerrière, rien de la rhétorique triomphante. L’homme n’est pas campé dans la puissance, il est campé dans la pensée.
LOGOS, c’est exactement cela : l’instant où le pouvoir quitte l’apparat… pour retourner à la conscience.
Ce tableau montre un dirigeant replié sur l’intérieur, bras croisés non pas comme défense, mais comme rassemblement. Il n’est pas en train de convaincre, il est en train de se convaincre lui-même. Il n’est pas en train de parler, il est en train de penser.
La politique devrait être cela :un espace où l’on ose suspendre l’action… pour interroger le sens.
Dans une époque où l’on exige des réponses immédiates, où l’on juge le politique à la vitesse de réaction, à la gesticulation et à la communication instantanée, cette image rappelle une vérité oubliée : le temps intérieur précède le temps extérieur.
Le monde tombe lorsqu’un dirigeant cesse de douter. Ce portrait montre que le doute peut être vertu.
Ce portrait dit que la décision n’est pas un réflexe, mais une construction lente.
Qu’avant l’acte, il y a une forme de gravité, presque de solitude sacrée.
Et que gouverner… ce n’est pas imposer sa volonté.
Gouverner, c’est parfois commencer par se gouverner soi-même.
Cette posture est le contraire du spectacle. Elle est stoïcienne. Elle est presque méditative.
Dans un siècle saturé d’opinions, de certitudes agressives, de camps idéologiques qui se jettent des slogans comme des armes… ce tableau rappelle la noblesse de l’homme qui cherche la justesse plutôt que la domination.
C’est l’image de ce que devrait être la politique européenne aujourd’hui, genevoise aussi :
Un pouvoir qui pense avant d’agir. Un pouvoir qui se recueille avant de parler. Un pouvoir qui se souvient qu’avant de décider du monde… il faut s’élever au-dessus de soi-même.






Malheureusement nous vivons une époque de super ego!