Melody Pépin – Les rayures qu’on n’ose pas montrer
- Rédaction Logos

- il y a 2 jours
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Rédaction LOGOS

Il y a des sujets qui divisent les salles de classe, les familles, les générations.
Des mots qui rassurent autant qu’ils inquiètent : TDAH. HPI. Trouble. Zèbre.
Avec son premier article, Melody Pépin entre chez LOGOS sans détour.
Elle ne cherche ni à condamner ni à idéaliser. Elle observe. Elle interroge. Elle bouscule.
Son regard n’est pas celui d’une théoricienne. Il est celui du terrain. Celui d’une femme confrontée aux enfants d’aujourd’hui, à leurs étiquettes, à leurs justifications… mais aussi à leur immense potentiel.
À travers anecdotes, questionnements et un détour assumé par l’introspection, jusqu’à se soumettre elle-même à un test d’intelligence artificielle, Melody explore une question plus vaste :
Ces mots nous aident-ils à grandir… ou nous apprennent-ils à nous cacher ?
Entre exigence et bienveillance, entre adaptation et responsabilité personnelle, son texte ne distribue pas de verdict. Il ouvre un espace.
Car derrière chaque “drôle de zèbre” se cache peut-être une vérité plus profonde :nous portons tous des rayures. La question n’est pas de savoir si elles existent.
Mais si nous osons les habiter.
Bienvenue à Melody Pepin dans l’aventure LOGOS.
Et maintenant… à vous de lire.
TDAH, HPI... DRÔLES DE ZÈBRES ?
Par Mélody Pépin - Journaliste citoyenne

Aujourd’hui, ces mots font partie du vocabulaire scolaire. Les enfants doivent
apprendre “à leur rythme” et selon leur personnalité. Et parfois... ça peut être un
peu exaspérant.
Pas que ces étiquettes ne soient pas utiles : elles aident certains enfants à être
mieux compris. Mais j’ai souvent remarqué que certains se cachaient derrière,
comme pour justifier de ne pas s’adapter.
Combien de fois ai-je entendu :
« M’dame, je peux pas me taire, je suis TDAH ! » et effectivement, il ne s’arrêtait jamais de bouger ni de parler.
Ou encore cet ado qui ne décrochait pas un mot :
« Je n’attaque pas mon dessin, j’ai un trouble autistique...»
Ma réponse ? Simple :
«Ok, tu es là pour prendre ton crayon et passer un bon moment.»
Et là, l’ado se lance, et ses échanges avec les autres deviennent intarissables.
Je ne peux m’empêcher de comparer avec certains individus de ma génération.
Nous, nés dans les années 90, n’avions pas ces étiquettes, pas ces aides.
Mes parents, eux, avaient encore moins. Pourtant, ceux qui semblaient « être décalés »
ont avancé. Ils ont dû s’adapter, apprendre par eux-mêmes, et cette exigence a
forgé des personnalités résiliantes, qui ont su se dépasser pour trouver leur place
dans une société qui évoluait différemment d’eux, voire trop vite pour eux.
Pour tester le concept, je me suis prêtée à un pré-test IA... verdict: HPI Zèbre.
Et là, tout s’éclaire : intense, créative, dans une réflexion existentielle... le vrai moi,
pas le cliché scolaire.
Ce que j’ai cru être des erreurs, luttes, choix “fous”,décalage, n’était qu’un fil continu : un besoin vital de sens, une lucidité précoce,une intensité qui ne sait pas se taire.
Mes projets “fous” ? Pas irréalistes, pas une fuite, ma manière de rester vivante.
Bien sûr, ces étiquettes ont des bons et des mauvais côtés. Elles servent si elles
accompagnent, pas si elles enferment.
Et vous alors, cachez-vous encore vos rayures... ?







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