Overdose
- Rédaction Logos

- il y a 13 heures
- 1 min de lecture
Par Manu Carbone - journaliste citoyen

Introduction de la rédaction
Il est des récits qui ne s’annoncent pas comme tels. Ils surgissent sans prévenir, dans une salle trop petite, dans une voix presque simple, et pourtant ils déplacent quelque chose en nous. Non par le spectaculaire, mais par la justesse. Non par le bruit, mais par une forme de vérité nue.
Le texte qui suit ne cherche pas à analyser, ni à convaincre. Il témoigne. D’un moment suspendu, d’une parole transmise, d’une émotion qui déborde et qui, précisément pour cette raison, mérite d’être accueillie.
Chez LOGOS, nous pensons que certaines expériences ne s’expliquent pas : elles se traversent. Et parfois, elles nous transforment un peu.
Overdose
Hier soir, j’ai pris ce qu’on appelle une claque.
Mais alors une immense claque.
Une lecture de plus d’une heure, dans une salle minuscule.
L’histoire d’un homme marocain qui raconte à son fils combien il a travaillé toute sa vie pour que sa famille ne manque de rien.
Mineur de fond immigré, comme mon arrière-grand-père.
Dans le public, il y avait quelque chose de commun : des regards profonds, habités, émerveillés d’avoir vécu un moment rare.
Je crois avoir fait une overdose d’émotion face à ce récit exceptionnel, porté par un auteur pétri de talent, d’une humilité et d’une gentillesse incommensurables.
En quittant les lieux, j’ai pris le temps de respirer.
Le froid, le vent, la pluie, tout semblait avoir disparu.
J’ai fait un putain de voyage, avec une putain d’histoire.
Un immense merci, monsieur Rachid Benzine.
Manu Carbone




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