Un an de LOGOS — Une parole droite dans un temps courbé
- Rédaction Logos

- il y a 2 jours
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Par Gilles Brand - Rédacteur en chef LOGOS

Il y a un an, le 27 août 2025, LOGOS publiait ses premiers mots. Un an seulement. Et pourtant, lorsqu’on regarde le chemin parcouru, il semble déjà beaucoup plus long. LOGOS est né d’une idée simple : créer un espace de parole indépendant, exigeant et profondément humain. Un lieu où l’on puisse encore prendre le temps de réfléchir avant de réagir, chercher à comprendre avant de juger, confronter des idées sans transformer chaque désaccord en affrontement. Dans un paysage médiatique dominé par l’immédiateté, les algorithmes, la recherche du clic et la polarisation, ce choix pouvait sembler presque à contre-courant. Nous l’avons assumé.
Une année pour chercher, comprendre, transmettre
En douze mois, LOGOS a exploré des territoires très différents : politique, société, histoire, géopolitique, culture, médecine, transmission, philosophie, patrimoine, environnement, Afrique, Genève et bien d’autres encore. Des centaines d’articles ont ainsi construit peu à peu une identité. Non pas celle d’un média qui prétend détenir la vérité, mais celle d’un média qui revendique le droit de poser les questions.
Car une parole droite n’est pas une parole qui affirme tout savoir.
C’est une parole qui accepte la complexité, qui distingue les faits des opinions, qui refuse autant la complaisance que la caricature, qui peut critiquer sans mépriser.
LOGOS n’est plus tout à fait celui de ses débuts
Au départ, il y avait une voix. Puis d’autres sont arrivées. Des auteurs, des spécialistes, des citoyens, des femmes et des hommes venus d’horizons différents ont progressivement rejoint l’aventure. Certains écrivent régulièrement, d’autres ponctuellement. Tous contribuent à faire de LOGOS un espace où plusieurs regards peuvent se croiser.
C’est probablement l’une des évolutions les plus importantes de cette première année. LOGOS n’est plus seulement une publication. Il devient peu à peu une communauté de regards.
Et cette diversité n’est pas un détail. Elle constitue peut-être l’une des meilleures protections contre l’enfermement intellectuel. Un média vivant ne devrait jamais devenir la chambre d’écho de celui qui le dirige. Il doit accepter d’être surpris, contredit, déplacé.
Dans un monde qui pousse à choisir son camp
Nous vivons une époque étrange. On nous demande constamment de choisir : pour ou contre, droite ou gauche, progressiste ou conservateur, pro ou anti. Comme si penser consistait désormais à sélectionner un camp avant même d’avoir examiné la question.
LOGOS essaie de résister à cette mécanique.
Cela ne signifie pas être neutre sur tout. Certaines convictions sont nécessaires. Certaines valeurs doivent être défendues. Mais entre l’absence de convictions et le dogmatisme, il existe encore un espace immense : celui de la réflexion. C’est là que LOGOS souhaite rester.
Et puis il y a vous
Un média n’existe pas seulement parce qu’il publie. Il existe parce qu’il est lu. Depuis un an, vous êtes de plus en plus nombreux à ouvrir un article, à le partager, à commenter, parfois à approuver, parfois à contester.
Certains messages reçus après une publication ont donné naissance à d’autres articles. Certaines critiques nous ont obligés à préciser une pensée. Certains témoignages nous ont profondément touchés. Cette relation avec les lecteurs est devenue une partie essentielle de LOGOS.
Parce qu’un média indépendant ne devrait jamais parler à son public. Il devrait parler avec lui.
Un an, ce n’est pas un aboutissement
C’est probablement le début. LOGOS doit encore grandir, améliorer ses formats, approfondir ses analyses, accueillir de nouvelles voix et élargir encore son regard sur Genève, la Suisse et le monde.
Mais il y a une chose que nous ne souhaitons pas changer : cette volonté de rester libre.
Libre de soutenir une idée aujourd’hui et de la questionner demain. Libre de ne pas suivre les indignations à la mode. Libre de prendre le temps. Libre surtout de considérer que nos lecteurs n’ont pas besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent penser. Ils ont besoin qu’on leur donne des éléments pour penser.
Après une année, c’est peut-être finalement cela que signifie notre devise : LOGOS — une parole droite. Non pas une parole qui ne doute jamais, mais une parole qui essaie, autant que possible, de ne pas se courber devant le bruit du temps.
Merci à toutes celles et ceux qui lisent, écrivent, partagent, interrogent et font vivre LOGOS.
L’An I s’achève. L’An II commence.






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