Editorial : Le 11 septembre
- Rédaction Logos

- 11 sept.
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Par Gilles Brand - Logos

Chaque année, le 11 septembre s’impose à nous comme une blessure encore vive.
Une date qui, au-delà de la tragédie américaine, est devenue le symbole d’un monde basculé dans une ère nouvelle, marquée par la peur, la méfiance et la fragilité des certitudes.
Les images des tours jumelles, s’effondrant dans un nuage de poussière et de silence brisé, ne sont pas seulement celles d’un attentat spectaculaire. Elles disent la vulnérabilité humaine, même au cœur des puissances les plus sûres d’elles-mêmes.
Elles rappellent que nos constructions – matérielles, politiques, idéologiques – peuvent s’effondrer en un instant.
Mais au-delà du choc, il y eut aussi un autre héritage : la tentation de répondre à la violence par la violence, de répondre à la peur par la surveillance, d’ériger des murs et d’entretenir des divisions.
Vingt-quatre ans plus tard, nous pouvons nous interroger : avons-nous appris ? Avons-nous choisi la mémoire comme ferment de paix, ou comme prétexte à la défiance ?
L’image que vous voyez aujourd’hui, ces tours recouvertes de fleurs, est une réinterprétation artistique. Elle ne nie pas la douleur, mais elle ose proposer une autre mémoire : celle de la vie qui renaît, du deuil qui s’habille de couleurs, de la beauté comme ultime réponse à la barbarie.
En ce 11 septembre, souvenons-nous des victimes. Mais souvenons-nous aussi que la meilleure manière d’honorer leur mémoire n’est pas seulement le recueillement, mais l’engagement à bâtir un monde moins violent, plus attentif, plus fraternel.
Car la vraie tour de lumière que nous pouvons élever aujourd’hui, ce n’est pas de verre ni d’acier, mais de conscience.






Joliment dit, Gilles!