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Genève: L’alliance perdante, c’est Le Centre sans boussole

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 20 oct.
  • 1 min de lecture

Par Georges Dunand - journaliste citoyen LOGOS


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Il est des moments où la politique cesse d’être un art pour devenir un calcul.


Alors, les âmes se refroidissent, les discours s’aplanissent, et le monde se vide de sens.

Le Centre genevois célèbre la modération, mais la modération sans cap n’est pas sagesse : c’est l’érosion du courage sous le masque de la raison.

Les Anciens savaient que l’équilibre n’est pas un point immobile, mais un mouvement intérieur. La mesure, disait Marc Aurèle, n’est pas l’absence de passion, mais la maîtrise du feu. Or notre époque, craignant le désordre, confond mesure et neutralité, tempérance et tiédeur. Elle élève le compromis au rang de vertu cardinale, oubliant qu’un compromis sans âme devient trahison de la pensée.


Le Centre parle d’alliance, mais qu’est-ce qu’une alliance sans esprit commun ? Ce n’est pas une union, c’est une juxtaposition d’intérêts. Et l’histoire enseigne que les alliances sans convictions sont les plus fragiles, car elles ne reposent sur rien de plus solide que la peur de perdre.


Genève, ville du débat et de la lumière, mérite mieux que des équilibristes du moment. Elle a besoin d’hommes et de femmes qui savent d’où ils viennent, et pourquoi ils avancent. Non pour plaire, mais pour servir une idée, celle de la cité juste.


Le Centre prétend rassembler. Mais on ne rassemble pas autour du vide.

Une boussole ne montre pas le milieu : elle indique le nord.


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