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Genève, participation en berne : un véritable séisme démocratique

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 19 oct.
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 oct.

Par Gilles Brand - rédacteur LOGOS


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À Genève, on se félicite. L'élu se congratule. Les communiqués s’enchaînent.

Mais derrière les sourires et les chiffres de victoire, le silence des urnes gronde.


Car la réalité est là : le taux de participation s’effondre. Et cette chute n’est pas un simple indicateur technique ; elle est le symptôme d’un malaise démocratique profond.


Lorsqu’une majorité silencieuse choisit de ne plus voter, ce n’est pas par paresse. C’est parce qu’elle ne se reconnaît plus dans le discours public, parce qu’elle ne croit plus à l’impact de son geste.

Le citoyen s’éloigne. L’électeur s’endort.

Et nos institutions, faute de sang neuf, deviennent des coquilles vides où la politique se parle à elle-même. On célèbre des scores obtenus sur un corps électoral réduit, comme si rien n’était grave. Mais c’est le fondement même du contrat social qui se fissure : celui d’un peuple qui délègue son pouvoir en toute conscience.


Il ne suffit plus d’appeler à voter. Il faut rendre au vote son sens, sa chair, son émotion collective. Il faut que la politique cesse d’être un spectacle pour redevenir un service.

Il faut surtout que les citoyens cessent de croire que l’indifférence est une forme de sagesse.

Car ne pas voter, c’est voter pour que rien ne change.

LOGOS en appelle à un réveil citoyen : que chacun, dans sa commune, retrouve le goût de la participation, non par devoir mais par conviction.


La démocratie ne mourra pas d’un coup d’État, mais d’un long bâillement collectif.


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