L’éternité tient dans une voix
- Rédaction Logos

- 27 sept.
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Par Gilles Brand - rédacteur LOGOS

Il est des spectacles qui dépassent la représentation pour devenir une expérience. Master Class, avec Maria Metral et Sarah Pagin, en fait indéniablement partie.
Maria Metral incarne Maria Callas avec une intensité bouleversante. Elle ne se contente pas d’endosser un rôle : elle restitue la présence de la « Divina » avec une vérité saisissante, donnant chair à ses failles, à sa passion et à sa quête inassouvie de perfection.
Chaque réplique, chaque silence, devient une leçon d’humanité autant que de théâtre.
À ses côtés, Sarah Pagin illumine la scène par sa voix. Chanteuse lyrique accomplie, elle incarne la jeune génération que Callas voulait former et dépasser. Sa voix, souple et puissante, apporte une émotion palpable qui transcende les mots. Elle ne joue pas seulement l’élève : elle devient le contrepoint vivant de Callas, son miroir et sa résonance.
Il faut également saluer l’excellence des deux autres chanteurs, Lorianne Cherpillod et Erwan Fosset dont la présence et la maîtrise vocale enrichissent considérablement la dramaturgie. Le pianiste, enfin, Nicolas Le Roy, se distingue par un accompagnement d’une finesse et d’une sensibilité remarquables, transformant chaque intervention en un véritable dialogue musical avec les chanteurs.
La rencontre de ces talents crée une alchimie rare : le théâtre se nourrit du chant, et le chant éclaire le théâtre. On sort de cette Master Class profondément ému, comme si nous avions partagé un instant de vérité avec Callas elle-même.






Maria Callas, sa voix superbe et son point faible “l’amour”. Etre aimée. Elle et bien d’autres chanteuses, entre autres Edith Piaf, dans un autre genre bien sûr, mais avec autant de force et d’émotion pour nous tirer les larmes, ces deux chanteuses avaient besoin de se sentir aimées pour donner à leur art toute sa plénitude et sa force. Leurs voix n’ont jamais été aussi belles que quand elles étaient amoureuses et se sentaient aimées en retour. Chacune a vécu un drame et leurs voix se sont altérées puis tues. Claude Barthe
J’aurais écris exactement ces mots, donc je ne veux pas être redondante, j’ai été submergé d’émotion.
Merci pour ce magnifique moment, dans cette salle du Pitoeff .