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La citoyenneté comme héritage

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 26 août
  • 2 min de lecture

Par Gilles Brand – Logos, Tribune philosophique

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« Ce n’est pas parce qu’il y a des lois que nous sommes citoyens, mais parce que nous avons choisi de les vouloir ensemble. » Aristote.


La citoyenneté n’est pas une formalité administrative, c’est une conquête intérieure. On peut naître sujet d’un État, mais on ne devient citoyen qu’au prix d’un apprentissage de l’altérité.

 La citoyenneté est l’art de durer ensemble, malgré nos différences.

La citoyenneté ne s’hérite pas : elle s’exerce, elle se cultive, elle s’éprouve.

Être citoyen, c’est consentir à dépasser le seul cercle de soi pour habiter le monde avec les autres. C’est comprendre que la liberté ne consiste pas à dire « je veux », mais à apprendre à dire « nous voulons ».


Nos enfants grandissent dans une époque d’immédiateté et de fragmentation. Tout est donné, rien n’est médité.

Les réseaux leur promettent des communautés instantanées, mais ces communautés sont souvent des illusions : elles rassemblent sans unir, elles excitent sans instruire. Or, la citoyenneté est l’art de durer ensemble, malgré nos différences.


Les stoïciens rappelaient que nous sommes tous citoyens de la grande cité du monde. Ce que nous oublions parfois, c’est que cette appartenance demande une discipline, un effort patient pour tenir la parole, respecter le dialogue, accueillir le désaccord.


Alors, nos enfants seront-ils un jour des citoyens ? Cela dépend moins de leur avenir que de notre présent. Si nous leur transmettons la quête de vérité et le respect de l’autre, ils découvriront que la citoyenneté n’est pas une contrainte, mais une dignité.

Car il ne suffit pas d’exister dans une société ; il faut apprendre à vouloir ensemble son destin.

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