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Opinion: Le sport dans certaines Communes : Une croissance sans horizon

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    Rédaction Logos
  • 22 sept.
  • 2 min de lecture

Par Gilles Brand - Rédacteur Logos


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Dans une ville qui grandit, les routes s’élargissent, les immeubles se multiplient, les services publics se densifient. Mais il est des domaines où la croissance démographique se heurte à un mur de silence : celui des infrastructures sportives.


À Genève, certaines communes voient leur population s’accroître sans que les stades, les salles ou les piscines n’aient suivi le mouvement. Les familles s’installent, les enfants grandissent, les jeunes cherchent des terrains pour courir, jouer, se rencontrer mais trop souvent, ils ne trouvent que des installations vétustes, saturées, ou des promesses restées lettres mortes.


Ce décalage n’est pas seulement technique, il est philosophique.

Car le sport, dans sa dimension citoyenne, n’est pas un luxe : il est une école de la discipline, un lieu de santé, un espace de lien social.

L’absence d’infrastructures suffisantes ne traduit donc pas seulement une erreur de planification : elle révèle un aveuglement politique. Comme si l’on pouvait bâtir des quartiers sans penser aux lieux où les corps se déploient, respirent et apprennent à vivre ensemble.


Pourquoi ce silence ? Parce que le sport ne rapporte pas de voix immédiates ? Parce qu’il ne se prête pas à des inaugurations spectaculaires ? Parce qu’il reste relégué au rang d’accessoire face aux grandes infrastructures « sérieuses » ?


Pourtant, les terrains de sport, plus que bien des chantiers pharaoniques, forgent l’avenir d’une cité. Ne pas anticiper cette nécessité, c’est fragiliser le tissu social. C’est laisser grandir une génération sans espaces de cohésion, sans lieux où la compétition se transforme en camaraderie, où l’effort individuel se mue en victoire collective.


Au fond, cette inaction politique dit quelque chose de notre époque : nous savons compter les habitants, mais nous avons oublié de penser leur vie.

Or une commune sans espaces sportifs suffisants n’est pas seulement mal équipée : elle est amputée d’une part essentielle de sa citoyenneté.

Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de construire des stades ou des salles, mais de retrouver cette évidence : une ville n’existe pleinement que lorsqu’elle offre à ses habitants non seulement un toit, mais aussi un horizon où corps et esprit peuvent s’accorder.


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