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Que se passe-t-il en Europe ?

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 2 nov.
  • 2 min de lecture

Par Gilles Brand – Rédacteur LOGOS


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Le Canard Enchaîné a levé un coin du voile : le ministère français de la Santé prépare ses agences régionales à un « engagement majeur » d’ici mars 2026.


En clair : la France anticipe la possibilité d’un conflit armé de haute intensité sur le sol européen. Des centres médicaux spéciaux seraient déjà envisagés pour accueillir des blessés revenant de zones de combat.

Ce n’est pas un scénario de fiction, mais un signal, grave, discret, et froidement administratif, d’un retour du tragique en Europe.


L’hypothèse de la guerre, redevenue pensable

Depuis 1945, l’Europe s’était construite sur l’idée inverse : la paix comme évidence, la guerre comme anachronisme.

Nous vivions dans la croyance que les conflits ne pouvaient plus naître sur un continent réconcilié par le commerce, la culture et le droit.

Mais voici que les institutions mêmes de l’État prévoient l’inimaginable. La paix n’est plus un postulat, elle redevient une chance fragile, soumise aux caprices de l’Histoire.

Ce basculement n’est pas seulement militaire. Il est mental. Les sociétés occidentales redécouvrent la vulnérabilité, la dépendance stratégique, l’idée même de sacrifice. Le confort des certitudes s’érode. Les générations nées après la chute du Mur découvrent, avec stupeur, que l’Histoire n’a jamais pris sa retraite.


L’Europe en apnée morale

Face à la montée des tensions, Ukraine, Proche-Orient, Baltique, Balkans, l’Europe ne respire plus à pleins poumons. Elle vit en apnée politique, entre peur de l’effondrement et refus d’assumer la puissance. Les nations, jadis unies par la prospérité, se fragmentent à nouveau selon leurs réflexes anciens : l’Allemagne s’inquiète pour son énergie, la France pour sa défense, l’Italie pour ses frontières, la Suisse pour sa neutralité.

Mais cette préparation sanitaire en dit long : l’État se prépare à soigner, non à prévenir. On soigne les corps, mais qui soigne les consciences ?


La paix n’est pas un dû, mais une discipline

Marc Aurèle écrivait : « L’homme n’est pas troublé par les choses, mais par la manière dont il les conçoit".

Si l’Europe veut éviter le pire, elle doit d’abord guérir de son illusion que la paix est naturelle. La paix n’est pas un état, c’est une discipline collective : celle du dialogue, de la lucidité, du courage politique, et du refus du mensonge.

Ce que révèle ce document ministériel, c’est peut-être cela : une Europe qui, faute d’avoir pensé sa défense morale, en vient à planifier sa survie physique.


Et si l’Histoire revenait, pour de bon ?

Il n’y a pas de fatalité à la guerre, mais il y a une logique du vide. Quand la mémoire s’efface, quand les peuples se replient, quand la culture se tait, la barbarie avance.

L’Europe doit se souvenir de ce qu’elle est : une promesse de civilisation.

Pas un marché.

Pas une forteresse.

Une promesse.


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