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Robots domestiques: Que deviendront les relations entre les individus ?

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 16 oct.
  • 2 min de lecture

Par Gilles Brand - Rédacteur LOGOS


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Un robot plie le linge, dresse la table, nettoie la vaisselle. Il n’a pas de visage, pas de fatigue, pas d’humeur. Il ne se lasse pas de bien faire.


Et pourtant, à le voir ainsi agenouillé devant une machine, manipulant les gestes du quotidien avec une douceur presque humaine, une question se dresse :


Que deviendront nos relations entre humains quand l’intimité du foyer sera partagée avec des êtres artificiels ?

La technique, en se glissant dans le cœur de nos vies, ne se contente plus de nous assister : elle nous remplace dans le soin, dans l’attention, dans cette économie du geste où s’exprime souvent l’amour. Plier une chemise, préparer un repas, ranger une pièce, ces actes banals étaient aussi des langages silencieux, des preuves d’existence réciproques.


Désormais, c’est une entité sans passé ni futur qui les accomplit.

L’histoire humaine a toujours oscillé entre le confort et la rencontre, entre la volonté de se libérer du labeur et le besoin d’être reconnu par autrui. Le danger n’est pas dans le robot lui-même, ni même dans son intelligence, mais dans le glissement progressif de notre dépendance émotionnelle : plus il soulagera nos efforts, plus il risquera d’émousser le lien social qui naît de l’imperfection partagée.


Quand un robot devient confident, assistant, voire compagnon, la frontière du « vivre ensemble » s’effrite. Non parce qu’il menace, mais parce qu’il n’a pas de vulnérabilité. Or, c’est précisément la fragilité qui fonde l’humanité, celle qui nous pousse à l’empathie, à la patience, à la compréhension.


Marc Aurèle écrivait : « L’homme est fait pour coopérer avec l’homme. » Si demain, nous coopérons davantage avec la machine qu’avec notre voisin, que restera-t-il de cette sagesse antique ?

L’avenir des relations humaines ne se jouera donc pas dans les laboratoires de robotique, mais dans notre capacité à préserver la chaleur de la rencontre, même dans un monde qui se refroidit par perfection technologique.


Le robot pourra plier nos draps. Mais il ne pourra jamais plier nos âmes, sauf si nous cessons d’en prendre soin.


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