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Vernier (Genève) : quand la démocratie s’arrête et le vote se tait

  • Photo du rédacteur: Rédaction Logos
    Rédaction Logos
  • 1 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Par Georges Dunand - journaliste citoyen LOGOS

Chroniqueur politique

Observateur méthodique de la vie publique genevoise, Georges Dunand analyse la politique sans effets de manche. Son style sec, précis et légèrement ironique démonte les discours convenus et expose les mécanismes réels du pouvoir local.




Aujourd’hui, à Vernier, le scrutin communal est suspendu. Les résultats des élections au Conseil municipal ne seront pas publiés, le temps que l’enquête sur les irrégularités en cours se termine. C’est une gifle : non seulement la participation s’effrite, mais le mécanisme même de la démocratie est paralysé, faute de confiance, faute de légitimité.



 Vernier : un cas d’école qui met en péril la confiance électorale


  • Au printemps, le scrutin municipal de Vernier avait été annulé après que la justice eut constaté des fraudes, des bulletins remplis par un nombre restreint de mains, des votes suspectés comme manipulés.

  • Aujourd’hui, alors que la question d’une nouvelle élection aurait dû incarner le redémarrage démocratique, le nouveau vote est suspendu : la publication des résultats a été gelée, en attendant l’issue de l’enquête judiciaire.

  • Résultat concret : la commune de Vernier reste sans Conseil municipal validé, dans un vide institutionnel, un paradoxe intolérable pour une démocratie locale.


    Ce que la crise verniolane révèle : un effondrement de la confiance


Quand le vote n’est plus perçu comme fiable, l’abstention n’est plus simplement un désintérêt : c’est une méfiance active.

Quand une élection peut être annulée pour fraude, quand les votes sont revus à la loupe graphologique, le bulletin cesse d’être un droit, il redevient un risque.


À Vernier, ce n’est plus seulement le taux de participation qui vacille, c’est la crédibilité même de la démocratie.


Pour LOGOS : une urgence civique et morale


Notre média a le devoir d’exposer cette impasse.

  • Dénoncer ces dysfonctionnements, documenter les faits avec rigueur, sans sensationnalisme.

  • Proposer des mesures : renforcement des contrôles, transparence, information citoyenne, sanctions claires mais surtout : restauration d’un sentiment de confiance collective.

  • Réveiller l’envie de s’engager, non pas comme un devoir abstrait, mais comme un acte concret, responsable, incarné.


Car une démocratie vacillante n’est pas seulement une affaire d’abstention. C’est une question de dignité, d’appartenance, de futur commun.

 

Conclusion

Vernier ne doit pas devenir un symbole de l’impuissance démocratique.

Mais si les citoyennes et citoyens, les partis, les institutions n’agissent pas, c’est la démocratie en Suisse qui se disloquera, morceau après morceau.


À Genève, à Vernier, la démocratie n’est pas morte.

Mais elle est aujourd’hui en sursis, et c’est à nous, collectivement, de la sauver.



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